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BALADE IRLANDAISE
OU LE VFR NE S’USE QUE SI L’ON S’EN S’ " EIRE "

jeudi 3 octobre 2002, par Hugues


Durant le mois d’août ( du 03 au 13 ) je suis partit pour faire le tour de l’Irlande sur ma fidèle monture, accompagné d’un ami en 750 Four de 1973. Je vais donc vous faire partager mon expérience afin de vous aillez envie de découvrir par vous même ce fabuleux pays.

-  I ) Le départ.

Bien que l’on ait réservé les traversées en avril ( aller : Roscoff -> Rosslare ; retour via GB : Dublin -> Holliwood + Dover -> Calais ) nous n’avions plus la possibilité de prendre une cabine pour l’aller ( 14 heures de traversée ) et le choix de l’horaire pour regagner la France nous était également réduit. Le premier conseil que je peux vous donner c’est donc de vous y prendre le plus tôt possible ! !

Le vendredi 03 août, je devais rallier Clermont à Blois pour rejoindre mon ami qui descendait de Paris. Pour la préparation de la moto, on peut dire que l’on représentait parfaitement les deux écoles. Lui avait des sacoches cavalières et une petite sacoche de réservoir ( seul son sac de couchage était sanglé sur le garde boue arrière ) et moi ... j’ai un peu tout mis en vrac sur la selle avec en prime une grosse sacoche de réservoir ( voir la photo ). Je vous disais bien qu’il est pratique mon porte bagage ! ! ! ;D je n’ai rien perdu , au grand étonnement de mon pote ... mis à part un jour où mon sac de couchage est tombé en arrivant au camping ...

Côté répartition des bagages, mon pote avait tout pour faire la bouffe et moi tout pour pioncer ( on a fait tout en camping sauf une nuit en B&B ). Un conseil, lorsque vous préparerez vos valises, n’oublier pas de mettre à portée de main votre combin’ de pluie ( étanche si possible ). Il faut également, si vous voulez ne pas en entendre parler pendant tout le séjour, bien vérifier l’étanchéité de la tente et les fuites éventuelles du matelas pneumatique ... " aïe, pas taper ! ! c’est pas de ma faute si ces fichus tissus ne tiennent pas le coup plus de 15 ans ".

Après avoir rouler le vendredi après-midi ( avec un bon orage ) et le samedi ( c’est pas la porte à côté Roscoff ! ! surtout quand on décide de ne pas foncer sur l’autoroute ), nous voici au quai d’embarquement face à ce gros bateau. Pas mal d’appréhension mais une telle joie d’être à deux pas de réaliser ce projet.

-  II ) Le bateau.

Pour tous ceux qui se demandent comment on embarque une moto chargée dans un ferries je leur répondrais qu’il n’y a rien de plus simple : c’est comme lorsque vous la parquez dans votre garage avec deux cordes en plus ( que VOUS mettez ! ). Je vous promets que vous angoissez dur au moment de la laisser dans la soute et au moment où vous venez la récupérer. Vous espérez tout le long du voyage qu’il n’y ait pas une tempête et que votre engin ne va pas se renverser. Pour nous, la mer a toujours été calme lors des trois traversées et il n’y a vraiment eu aucun soucis pour la moto et les bagages... ouf !

En ce qui concerne la vie à bord, je regrette fortement d’avoir pris un fauteuil pour (espérer) dormir. Après avoir pris nos premières pintes de Guinness, nous avons voulu allé nous reposer. Nous avons trouvé nos fauteuils en plein milieu de 400 autres dans une salle sans fenêtre ! La position pour dormir n’est vraiment pas digne d’un lit. On ne dort vraiment pas bien et , comme c’est autorisé, la prochaine fois que je reprendrais le ferries pour une nocturne et que je ne peux pas avoir de couchette, je choisirais de squatter une banquette avec vue sur la mer. Côté repas et petit dej’ , il faut s’attendre, comme toujours en pareille situation, à avoir une prestation médiocre pour un prix qui n’est pas très bon marché.

-  III) Arrivée en Irlande. Prise de contact avec le milieu local.

Nous voici donc sur cette île verte ... enfin, on suppose qu’elle est verte car l’arrivée à Roselaert se fait dans la brume. Voici donc nos premiers tours de roues à la sortie du bateau. Attention, il faut conduire à gauche ! Pour l’instant tout va bien car on suit le long serpentin des voyageurs qui viennent de débarquer comme nous. A noter la bande de Vespa qui venait de Suisse pour faire comme nous ... chapeau ! Premier ravitaillement essence : c’est moins cher qu’en France. Durant tout le séjour nous n’avons jamais fait un plein à plus de 0.90 euros le litre de SP95 ... même dans des stations du plus profond de l’Irlande.

Pour continuer sur le chapitre de la conduite en Irlande, il faut se dire que les routes ne sont vraiment pas faites pour l’arsouille. D’ailleurs, on n’a jamais vraiment eu envie de se tirer la bourre : c’est tellement beau et on a vraiment envie de prendre son temps. Là bas, on dirait que le temps ne fonctionne pas pareil qu’en France. Les gens sont paisibles. Aucun énervement sur la route, pas un coup de klaxon aux feux ( même si vous bloquez la route car vous regardez la carte au moment où le feu passe vert ... si l’irlandais ne passe pas à ce feu là, il passera au prochain ... et alors ? ). En parlant de carte, je vous conseille d’en prendre une la plus détaillée possible. Là bas, il n’y a vraiment pas beaucoup de panneaux indicateur et si vous avez la chance d’en trouver un, qu’il ne soit pas écrit en gaélique, il faut trouver les villes qu’il indique car souvent ce ne sont pas les villes suivantes. Le mieux, c’est de repérer le numéro de la route et après si vous n’avez pas pensez à prendre une boussole, faites confiance à votre instinct ... et en plus ça permet de découvrir des coins insolites.

Une autre particularité des routes irlandaises, c’est l’abondance de moutons sur ses accotements. Et quand je pense " bord de la route " , c’est vraiment tout au bord de la route. Même si votre passage ne va pas les déranger dans leur sieste, sachez tout de même que le mouton est vraiment con. Je me demande même qui du mouton ou de la poule est le plus con. Si vous passez sans ralentir, le mouton ne bronche pas. Si tout de fois, vous voulez être " sympa " avec le mouton et ralentir un peu pour sa sécurité ( et la votre ), il va trouver ça anormal et il traversera juste sous votre nez ! " Mais quel con ce mouton ! ! ", a été une des phrases que j’ai dû employer le plus sur les routes ... avec " oui Fred, je sais, on s’est encore planté de route ! ".

-  IV) La vie Irlandaise

Parti avec le Guide Vert ( on est Michelin ou on ne l’est pas ! ) et le Guide du Routard, notre but était de faire nos nuits en camping. Il n’y en a pas beaucoup mais ceux indiqués dans le Guide du Routard ne nous ont jamais déçu. C’est un peu plus cher qu’en France et les douches sont payantes ( 1euro pour 8 à 10 minutes d’eau chaude ). Nous avons fait une nuit en B&B pour savoir ce que c’était. Personnellement, j’en suis assez déçu. C’est comme une nuit à l’hôtel mis à part que c’est chez l’habitant. Je n’ai pas ressentit le contact " familial " que je pensais y trouver. Il n’en reste tout de même que l’Irlandais est vraiment très accueillant. Partout où nous sommes allé, nous avons toujours été reçu avec le sourire. Je ne compte plus les signes de sympathie sur les routes aussi bien avec les voitures qu’avec les motos ( à savoir aussi que le bonjour motard en Irlande n’est pas un signe de la main ... vu que ce serait la main droite ! ! Il faut basculer sa tête à droite et à gauche ).

Côté repas, il n’y a vraiment pas de quoi délaisser notre bonne vieille France. Il faut s’habituer aux petits déjeuners Irlandais avec le bacon, le boudin, les haricots, le café ... Si vous chercher des viennoiserie, ne chercher pas trop longtemps une boulangerie, il n’y en a quasiment pas. La bonne solution reste de se diriger vers les petits supermarchés où vous trouverez votre bonheur avec le rayon " cuisine de France ". Pour le midi, vous avez le choix entre le traditionnel fish & chips, les hamburgers et ... ? ? les plats du jours des brasseries trouvées au hasard au coin d’une rue. L’irlandais mange mal et ça se voit lorsque l’on croise les jeunes filles du pays qui ressemblent de plus en plus à la génération Mc Do américaine. ( où sont les jolies rousses aux yeux verts et aux taches de rousseur qu’il y avait dans le prospectus ! ! )

Pour boire, par contre, aucun soucis ! Il y a des pubs partout. Pour en avoir " testé " quelques un, je peux vous dire qu’il n’y en a pas deux pareils. Le seul dénominateur commun c’est la chaleur de l’endroit. Vous y êtes comme chez vous. Vous pouvez regarder la télé ou écouter de la musique ( souvent c’est les deux à la fois ! ! ). A l’intérieur, un bon choix de bières à ne consommer qu’en pinte ( bon, j’avoue que j’ai pris des " half pinte " car en moto, il ne faut pas abuser ! ). C’est également dans l’un de ces pubs que j’ai découvert le football gaélique : vous mettez le foot et le rugby sur un même terrain et c’est parti ! Ce sport est totalement amateur et c’est super à voir jouer !

-  V ) Le parcours

Jour 1 : Débarquement à Rosslare vers 12h. On remonte jusque Wexford pour trouver un petit truc à manger ( c’est là où l’on s’est dit que la plus grosse galère allait être la bouffe ! ). Après un « Quarter pounder meal » on remonte vers les Wicklow Mountains mais la réalité du terrain ( pas de panneau ! ! ) nous fait tourner en bourrique. Malgré tout ( et surtout à travers la belle campagne irlandaise ) on arrive à rallier Kilkenny. La ville est belle et il y avait beaucoup d’animation du fait d’un jour férié ou je ne sais quoi de même genre ( on a essayé de se faire expliquer mais ... )

Jour 2 : Après avoir fait notre premier petit déj’ sur le terain ( j’étais de corvée pour aller chercher des viennoiseries en ville ... un dimanche ... en Irlande ... galère ... vive les petit supermarchés ! ) on a pris la direction de Killarney. La route fût longue. Bizarre, je ne pensais pas que l’on s’était prévu des étape si longue ... et merde, les distance sur la carte sont en miles ! ! Quels abrutis ! ! Tant pis, le paysage est toujours aussi vert et c’est un vrai régal de rouler ici. Après avoir planté le campement, on est repartit pour visiter Cork. C’est là que l’on découvert le football local. La ville est vivante. C’est la première fois que l’on voit dans ce pays un bâtiment de plus de 3 étages ! On rencontre un jeune français qui bosse dans une sandwicherie branchée ( il font leurs sandwichs au poids et avec de la baguette ! ! ! ). On visite. On essaye quelques lieus sympa recomandés par notre guide du routard national. Il se fait tard et on n’est pas rentré ! Allez, on s’essaie à la conduite de nuit à gauche ... c’est fun !

Jour 3 : Le Ring of Bear. On commence notre journée par la traversée du parc national de Killarney. La brume matinale rend The Ladies View vraiment magique. Whaouuuuu ! ! ! ! On n’a pas fini d’en prendre plein les yeux ! ! On descend sur Glengariff pour faire le tour dans le sens horaire. Je ne peux pas tout vous raconter car ça prendrait vraiment trop de temps. C’est tout simplement MA-GI-QUE ! On rentre à Killarney en se disant que l’on ne devait passer qu’une journée ici mais il reste le Ring of Kerry à faire et si c’est comme la journée d’aujourd’hui, il faut absolument le faire.

Jour 4 : Le Ring of Kerry. Un peu plus touristique que la journée précédente, le parcours reste tout de même magnifique. Le bon plan du jour c’est l’internet café de Cahersiveen tenu par une irlandaise qui a vécu longtemps en France quand elle était marié. Elle nous a accueilli comme ses enfants en nous offrant un café divin en « échange » de la photocopie de l’article du routard la concernant.

Jour 5 : Réveil sous la pluie ... on va en chier aujourd’hui ! Et ça ne pouvait pas plus mal commencé qu’avec la chute de ma moto lors du pliage de la tente. Le sol s’est dérobé sous la béquille et ma belle s’est couché sur le gravier. Bilan : un beau carénage tout neuf de 15 jours rayé ... mais rien de cassé ( ça fait chier tout de même ! ). On dit au revoir à des allemand que l’on a rencontré au camping et qui ont fait le tour de l’Irlande ... à vélo ! ! Bon courage à eux ( surtout à elle qui en avait déjà plein les jambes ! ). Le but de la journée est de remonter à Galway. On s’arrête à Ennis pour manger ( beaucoup de monde dans cette ville qui mériterait un plus long arrêt qu’une pause déjeuner ). Votre serviteur se fait remarquer en renversant son repas en plain milieu du resto ! ! « Sacré français ! » mais surtout sacré irlandais qui m’ont tout de suite remplacé le menu et avec le sourire ! C’était aussi l’occasion pour m’apercevoir que ma combin’ de pluie toute neuve n’est franchement pas étanche au niveau de l’entre jambe. On repart. On passe par The Cliffs of Moher ( falaises d’Etretat à l’Irlandaise ). Le temps est toujours merdique mais la chaleur d’un pub nous fait oublier tout ces malheurs. D’ailleurs, il ne doit pas faire si froid car à Lahinch on a vu des surfeurs et des fous en maillots de bain ! ! Moi, je n’ai pas quitté ma combin’ ni même mon casque ( sauf le temps d’aller chercher un cadeau dans une célèbre boutique de T-shirt celtiques ). On arrive à Galway. On a choisi avait décidé d’y faire une nuit en B&B et bien ça tombe super bien ! ! On a pu prendre une bonne douche chaude et faire sécher toutes nos affaires. Le soir on est sorti en ville. Une ville géniale avec une ambiance géniale ! ( mention spéciale à la serveuse du resto ;D )

Jour 6 : Le Connémara. On change de paysage. Après le luxuriant paysage du sud, le Connémara est une région plus aride avec les célèbres routes bordées de murs en pierre. On a longé toute la côte jusque Clifden. Encore du pur bonheur. On installe la tente à Clifden et on se balade dans les alentours. On va jusqu’au Rinvyle Castel où l’on reste sans voix dans cette atmosphère. Au retour un passe par la Sky Road. Et merde, mon pote tombe amoureux de l’endroit. On la refait après le repas. C’est magique. Coucher de soleil magnifique dans ce lieu sans qualifiquatif.

Jour 7 : On refait un bout de Connémara ( des paysages grandioses, des lacs partout ! ) et on prend la route « du retour ». La nuit se passera à Athlone. Je serait bref sur cette ville. Il faut bien un pire pour avoir un meilleur. Si vous n’avez pas à y passer, n’y passez pas ! N’allez surtout pas manger à la pizzeria tenu par un français : nous, on n’a même pas eu le temps de demander le dessert que l’on nous a présenté l’addition en nous demandant de laisser la table ! ! Les lieux où l’on pourrait faire la fête ne donne pas envie tant les jeunes ont l’air de péter plus haut que leur cul ! ( oups ! mais on n’a vraiment pas un bon souvenir de cette ville )

Jour 8 : Athlone -> Dublin. Dublin, c’est la capitale et c’est bien une gande ville. Fini le charme de la campagne. C’est ps vraiment ce que l’on cherchait en venant en Irlande et on ne cherche pas à découvrir la ville. On fera juste le musée Guiness que je vous recommande vraiment. Le lieu est fabuleux et l’on comprend vraiment l’importance de Guiness dans ce pays. La fin de la visite se fait par une dégustation dans un bar offrant une vue panoramique sur la ville, assis dans des fauteuils top confort, avec une musique adoc... bonheur ! A noter l’originalité du « ticket » d’entrée qui est une boule en plastique renfermant un peu du liquide si précieux !

Jour 9 : Départ d’Irlande à 9h00. Snif ! On a vraiment aimé et vu que l’on n’a pas tout vu, on se jure d’y revenir. Je passerai sur la traversée de la Grande Bretagne. Sachez tout de même qu’il n’est pas évident de trouver un camping dans ce pays. On s’est retrouvé à Marlow ( à l’ouest de Londre ) dans un camping au milieu de « touriste « en Jaguar ... Le soir, on n’a croisé Porche et Ferrari dans cette ville Bon Chic, Bon Genre. On ne peut pas leur en vouloir car ils ont bon goût : il y avait une vraie boulangerie française avec de vrais croissants ! ! !

Jour 10 : On rallie Dover pour traverser The Chanel. Nous revoici sur la terre de notre bonne vieille France. Voilà les derniers kilomètres et voici le village natal qui fait son apparition. Si l’on compte le temps pour arriver à Roscoff, voilà la fin de ces 12 jours de pure plaisir. Des souvenirs plein la tête et une seule idée nous hante : on repart quand ? L’année prochaine on va où ?

Après quelques jours passés dans ma région natale, je reviens dans mon Auvergne d’adoption. Ma moto affiche plus de 6.000 bornes en 15 jours. Je n’ai pas compté le nombre de pleins mais je m’en fiche car s’était du pur plaisir. La moto est vraiment un moyen de locomotion idéal pour visiter ce pays merveilleux. La VFR ne m’a jamais trahit. Jamais de mal au dos.

Je finirais par ces quelques mots ( et ce n’est pas Bruno , le globe trotter du Team , qui me contredira ) : La moto est un excellent outils pour voyager. N’hésitez pas à chevaucher votre belle pour découvrir le monde. On se retrouve au Meeting 2003 pour parler de tous nos voyages.

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Hugues
Un membre du club VFR Team Auvergnat qu’en a. Prez du Team qui n’aime pas les 4x4, les régul...




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